Irisie

Poème chorégraphique, 7' -Mini DV & Beta Numérique - 2004

Production : Pascale Toussaint-Porte & Sophie Mercandier

Générique

Réalisation : Pascale Toussaint-Porte

Danse et chorégraphie : Sophie Mercandier

Montage : Céline Kelepikis

Production : Pascale Toussaint-Porte et Sophie Mercandier

 

Musiques : Joe Satriani - Bernardo Sandoval - Jorane

 

Avec l'aide de : Hervé Schneid, Philippe Akoka (Artistic Palace), Dominique Buovac, que je remercie vivement !

 

Irisie Irisie - Dessin réalisé et offert par un spectateur sur la plage

 

"Irisie"

« film préparatoire », est un essai...

 

C'est un film

qui me correspond au plus haut point. 

 

"Irisie", tourné en vidéo, sans équipe, avec un tout petit budget, explore une forme visuelle plus expérimentale.

 

En plus d'écrire

avec une caméra, dessiner, peindre, danser...

 

 

 

 

 

Sophie (MERCANDIER) partait d'un schéma pré-établi.

Je souhaitais capter au hasard de ce qui s'est présenté.

Céline (KELEPEKIS), monteuse, fut le catalyseur le projet.

Et je la remercie de son écoute et de son intuition.

 

A partir de 2 heures de rushes tournés à Sète, 

les résonances en elle ont permis de faire aboutir

ce film aux images « bruts »,

attrapées au vol d’improvisations dansées,

d’oiseaux qui passent, et des flux et reflux marins

sur le sable de Méditerranée.

Les ombres furent les surprises de tournage,

beautés fugaces, où le corps en mouvement

s‘expose dans la clarté

d’un soleil de juin.

 

 

Galerie d'images

 

Les clichés qui suivent ont été réalisés

au cours de nos répétitions et de la préparation,

avant chaque prise.

 

 

 

Le travail chorégraphique

 

"Ma pratique régulière du théâtre, du mime et de la danse, depuis l'enfance jusqu'à aujourd'hui en professionnelle me permet de proposer un univers onirique personnel singulier.

 

Ces pratiques artistiques corporelles, mon parcours de pédagogue et la conception et la réalisation de spectacles sont des outils, des moyens et des guides, sur les chemins de la création visuelle.

 

Mon univers poétique en partenariat avec Pascale m'a amenée à improviser face caméra en toute confiance.

Ce poème visuel et sonore s'appuie sur les cinq sens,

et explore le processus créatif."

 

Sophie Mercandier 

 

 

 

 

Carnet de bord du tournage

Récit : un brouillon de souvenirs...

 

 

12.06.2001

Un joli dessin donné par un jeune spectateur sur la plage

lors des séances de danse filmées.

Un escalier vraiment sympa, très étroit, qui nous inspire

selon la lumière : 36 marches.

 

Impressionniste, un rayon de soleil joue avec une corde

dans l'eau du port devant le Grand Hôtel,

à côté d'une méduse.



Trop de bruits

avec les voitures,

dans le centre ville,

trop de voitures

et des voitures qui vont vite.

Dangereux de faire du vélo : peut-être pas une si bonne idée, le vélo...

La marina est vraiment loin.

 

J'ai l'impression

que Rodin a sculpté ce corps à mes pieds dans l'image et dans l'eau.

 

Heure de la sieste : Sophie est épuisée.

 

Moules-frites ce soir sur une terrasse devant la plage,

à la Voile Bleue : étonnant, le resto est rose et vert !

 

Gros plan sur Sophie qui raconte des bêtises...



 

 

13.06.2001

Lever tardif : 10 heures.

 

A 11h45, nous sommes sur la plage,

au même endroit qu'hier. La lumière n'est pas la même,

les ombres sont là.

Presque 2 heures de travail.

Sophie est crevée de nouveau.

Elle dort, c'est l'heure de la sieste.

Mes enfants me manquent...

 

Plein soleil, ciel bleu immuable au réveil.

Je n'aime pas l'endroit... trop sec, trop habité, trop civilisé :

des plages pas très jolies

e long de la route, trop de voitures, encore.

Je suis pourtant contente d'être là pour regarder, découvrir, filmer...

 

Au réveil, Sophie est à moitié malade :

elle a attrapé froid durant les séances dans l'eau.

Nous ne ferons plus rien aujourd'hui,

juste visionner les rushes ce soir.

 

 

14.06.2001

... Sophie dort, heure de la sieste.

J'ai envie de sortir, de bouger. Je ne le fais pas.

Nous devons rendre les vélos tout à l'heure. Le temps est passé vite... Le tournage est fini.

 

 

L'eau était plus chaude,

me suis baignée jusqu'aux fesses, sans maillot,

tant pis ! La culotte faisait l'affaire.

Je commence aussi à trouver mes marques

avec la petite caméra...

 

Je repense à la phrase

de Luc RIOLON (réalisateur) :

 

"ce qui est important,

c'est le contenu,

pas le format...". 

 

Séance de travail du phare : cocasse,

l'épisode de la plume !

 

L'endroit est presque stylisé, artificiel...

une sorte de théâtre en plein air, devant les bateaux qui passent.

Avons rendu les vélos : le mien était crevé.

Ouf ! Je n'ai pas eu à le réparer !...

 

Ce soir, Sophie était fatiguée, presque triste.

Au retour avons dérushé, comme chaque soir.

Enthousiasme partagé. 

Discussion jusqu'à 2h30 du matin.

 

P. Toussaint-Porte

 



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